"La corruption a joué un rôle important dans la récente crise financière, car lorsqu'on ment au sujet de l'argent, on commet une fraude qui est illégale donc passible de sanctions pénales. Des cadres dirigeants d'organismes financiers savaient qu'ils nous trompaient et ils doivent être punis", a affirmé mercredi le président du Conseil de la Conférence internationale contre la corruption, Barry O'Keefe, au cours d'une conférence de presse à l'occasion de la 13e Conférence internationale contre la corruption.
Les travaux de la Conférence, qui débuteront jeudi à Athènes, réuniront le Patriarche oecuménique de Constantinople, Bartholoméos I, le premier ministre, Costas Caramanlis, le président du Parlement, Dimitris Sioufas, le président du PASOK, Georges Papandréou, et le commissaire européen, Stavros Dimas, alors qu'y assisteront 1.100 invités étrangers.
Evoquant les travaux de la Conférence, le président de Transparency International Grèce, Costas Bakouris, a souligné que "la corruption est au centre des grands défis et, si nous voulons faire progresser la paix et la prospérité, nous devons d'abord éliminer le problème de la corruption".
De son côté, la présidente de Transparency International, Huguette Labelle, a observé que "la corruption touche nos vies indirectement et directement, provoque la violence et tue", concluant que "les efforts doivent être déployés tant de façon préventive que répressive".